Cuckquean : c’est quoi ?

Cuckquean est un terme anglais qui désigne une femme trompée. Il s’oppose au mot cuckold, l’équivalent masculin. Toutefois, il a perdu sont caractère péjoratif lorsque les femmes ont commencé à se l’attribuer pour exprimer un fétichisme.

Cuckquean : que désigne ce terme ?

Le terme anglais « cuckquean » désigne l’opposé de « cuckold » (mari trompé par sa femme). Une cuckquean est donc une femme trompée par son mari et, au même titre que son équivalent masculin, a une vocation censée être négative.

Pour rappel, le mot cuckold, est lui même un dérivé de « coucou » (l’oiseau) en ancien français : « cucuault ». Le coucou est un oiseau dont certaines espèces déposent leurs oeufs dans le nid d’autres oiseaux pour ne pas avoir à s’en occuper. Il est donc devenu un symbole de l’infidélité, ce qui a donné le mot « cocu ».

Différence entre cuckquean et candaulisme

Cuckquean est toutefois une désignation qui est surtout populaire dans le cadre d’une pratique sexuelle fétichiste. Elle est alors associée au candaulisme. Les candaulistes étant majoritairement des hommes, les femmes pratiquant le candaulisme ont récupéré et glorifié le terme cuckquean, en lui faisant perdre à cette occasion son caractère péjoratif. Une femme cuckquean vivant cette particularité en tant que fétichisme est au courant des « infidélités » de son mari, conjoint avec qui elle partage une vie maritale censée être monogame. Elle approuve les comportements volages de son partenaires qui peuvent se limiter à de la drague, du flirt poussé ou aller jusqu’à des rapports sexuels avec une tierce personne, voire même une relation suivie extra-conjugale.

La part du voyeurisme

La cuckquean tire une excitation et un plaisir de la situation d’humiliation socialement liée à la tromperie, et de la soumission. Même si dans un cadre fétichiste consensuel, la femme accepte et encourage cette situation, elle se place volontairement dans une position de soumission par rapport à son partenaire qui est alors dominant. Le voyeurisme a également une part importante du processus stimulant en tant que cuckquean. Les femmes peuvent vivre cette caractéristique du cuckqueaning de manière très différente.

Certaines, le plus souvent pour débuter en douceur dans cette pratique, choisissent elles-mêmes les partenaires de son conjoint. Elles servent d’intermédiaire dans les échanges, organisent les rendez-vous, et tiennent parfois à être présente (sans participer) à l’acte sexuel.

Certaines laissent plus de liberté à leur conjoint. Elles leur laisse le choix des partenaires qui leur conviennent et la manière dans il gère les échanges, en particulier lors de la phase de séduction. Elles tiennent toutefois à ce que tout leur soit partagé au fur-et-à-mesure. Le conjoint tient donc au courant des différentes aventures plus ou moins poussées qu’il entretient avec d’autres personnes dès lors qu’il y a un désir sexuel ou affectif. Cela passe par des confidences, la tenue d’un journal, le partage de messages, photos, vidéos, etc. Cette confrontation qui peut être quotidienne permet de nourrir et maintenir une excitation quasi-constante.

Le choix d’accepter et de ne rien vouloir savoir

Enfin, d’autres femmes veulent théoriquement ne rien savoir. Dans ce cas, les écarts du conjoints se rapprochent très fortement des tromperies que l’on retrouve chez les couples monogames traditionnels. L’homme reste toujours silencieux quant à ses incartades. Soit il s’arrange pour que les relations extra-conjugales n’interfèrent pas avec la vie de couple, soit il peut imposer ses volontés adultérines en prévenant par exemple au dernier moment qu’il rentrera tard, ou qu’il ne sera pas là un week-end sans avoir à se justifier.

Alors, la cuckquean peut faire le choix de fouiller volontairement dans la vie secrète de son conjoint. S’engage alors une recherche frénétique d’informations pour découvrir l’identité de l’amant-e, ou il ou elle habite, les épier, etc. Ce rituel s’accompagne d’une euphorie et excitation qui peut parfois être destructrice.

Une pratique stimulante ?

Elle peut au contraire si confronter de façon plus sereine et modérée. Elle se nourrie alors d’indices plus ou moins évidents laissés par le conjoint (odeurs de parfum, échanges électroniques laissés en évidence, agenda, objets compromettants…). La cuckquean trouve une certaine satisfaction et fierté par l’abnégation dont elle fait preuve en laissant son conjoint avoir d’autres partenaires sexuels. En outre, cette concurrence sur le plan sexuel et affectif peut servir de vecteur simulant et excitant qui pousse la cuckquean à constamment être la préférée

Dans tous les cas, l’acte de réappropriation qui désigne l’acte sexuel suivant la « tromperie », voire de compétition sexuelle implicite, est une étape importante et primordiale dans la vie de la cuckquean. Elle recrée ainsi un acte d’intimité privilégié avec son conjoint suite à une mise en danger volontaire.

Le fantasme d’être trompée

Il peut arriver qu’une femme fantasme sur le fait d’être trompée. Le caractère humiliant de cette situation engage a refouler ce désir et à ne pas le partager avec son partenaire. La cuckquean non-assumée, qui parfois n’arrive pas à identifier la cause de ses envies, peut provoquer des situations à l’insu de son conjoint pour ressentir une euphorie et une excitation dans l’acte de réappropriation.

La femme qui se trouve dans ce cas peut utiliser des amies, ou solliciter des complices par Internet. Leur rôle est de séduire le conjoint et apporter des preuves de comportements extra-conjugaux. Elle peut aussi simplement favoriser les situations où le partenaire dispose d’une liberté et une indifférence de façade de la part de la cuckquean.

Parfois, ces situations peuvent être particulièrement mal gérées par la personne trompée du fait de l’absence de contrôle sur une situation qui l’échappe complètement et l’absence de partage avec le conjoint. Cela peut se traduire par des comportements obsessionnels, agressifs, conflictuels et destructeurs.

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