Utiliser un gode en faisant l’amour

En couple, le gode est un symbole : celui d’un sexe supplémentaire, qu’on peut supposer appartenir à un troisième larron, invisible sauf par son attribut viril.

Le voyeurisme et l’exhibitionnisme sont alors de mise : c’est un véritable trio virtuel. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains hommes détestent l’idée du gode: ils le voient comme un rival. D’autres, au contraire, adorent ces jeux qui s’apparentent à un « candaulisme par l’objet »: on voit sa femme prise par un sexe raide, énorme si on l’a choisi ainsi, et qui ne mollira jamais… Plusieurs techniques de pénétrations vaginales: soit la femme officie devant son partenaire, jambes écartées et sexe bien en vue, soit c’est l’homme qui agit (souvent, il aime que la femme soit en position de levrette, ce qui permet aux deux d’imaginer qu’un autre homme la pénètre). La position de la femme assise sur un gode est également très prisée : la femme, mains libres, peut soit s’occuper de son partenaire, soit se caresser le clitoris ou les seins. Ou tout en même temps, puisque sa bouche est inoccupée…

Nous l’avons déjà dit, un gode dans l’anus doit comporter une butée, sauf si c’est le partenaire qui le tient et prend bien garde à ne pas le perdre. Le gode dans l’anus est souvent utilisé comme prélude à la sodomie réelle, à condition qu’il soit bien lubrifié et qu’il soit manié en douceur, surtout au début. Le fin du fin est évidemment la double pénétration : soit l’homme utilise son propre membre pour pénétrer la femme par la voie dite naturelle pendant qu’il sodomise avec le gode, soit il fait l’inverse. Le plaisir est double pour la femme, ainsi que pour l’homme qui sent l’objet battre contre la fine paroi et contre son sexe. Là aussi, le mécanisme du candaulisme est présent, grâce à cette notion de double pénétration, quand ce n’est pas triple : une femme peut avoir un gode dans le sexe, un autre dans l’anus, pendant que l’homme reçoit une fellation. L’illusion est complète. Surtout pour la femme…

Autre forme d’illusion candauliste, certains hommes aiment voir une femme sucer un gode. Encore plus lorsque la femme suce le gode pendant que l’homme la pénètre. Cette variante est plus « fictionnelle », puisque la femme mime un plaisir qu’elle ne prodiguera évidemment jamais à ce sexe inanimé (à l’inverse d’une pénétration par le gode, qui peut la mener à la jouissance), et elle appartient plus à la catégorie des jeux de domination- soumission. Dans ce registre, la variante la plus appréciée par les libertins consiste à faire porter à la femme un gode en extérieur, que ce soit un « anus picket » ou un godemiché de plus belle taille, pour le sexe. Restaurant, train, voiture ( le voyage en avion est envisageable, vu que les objets intimes ne comportent pas de métal. Attention néanmoins aux aéroports équipés de scanners…), tout permet de petites exhibitions discrètes, ou, dans le cas de la voiture, une masturbation franche et directe. Enfin, les godes ventouses permettent à la femme soit de s’asseoir commodément sur l’olisbos ainsi fiché sur une table de salon, ou de s’enfiler sur le même objet planté dans un mur. 

Élément qui nous semble important : les jeux avec godes demandent que les partenaires s’expriment: ce qu’ils ressentent, et surtout ce qu’ils imaginent. Puisque le gode est un sexe imaginaire, il a une fonction aussi physique qu’allégorique. Il est bon que cette allégorie se traduise en mots. Enfin, n’oublions pas que des hommes aiment recevoir un gode ou le sucer (d’un côté le plaisir prostatique, de l’autre le désir de soumission, souvent les deux ensemble), et que certaines femmes prisent ces jeux où leur compagnon mime l’homosexualité et/ou la servilité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *