Le point G existe il vraiment ?

Le point G répondant également à l’appellation de zone de zone de Gräfenberg a été abordé pour la première fois en 1982 dans l’ouvrage éponyme par trois docteurs, dont John Perry, Alice Ladas et Beverly Whipple. Le point G est une partie dans le vagin qui, stimulée, permettrait à la femme d’atteindre l’orgasme sans rapport sexuel. Les tantriques le dénomment « kannada » et les taoïstes l’appellent « perle noire ».

L’idée d’une zone dans le vagin qui serait le centre ultime du plaisir sexuel féminin a émergé dans les années 1980. Mais jusqu’à maintenant, il n’existe pas de preuves scientifiques de son existence.

L’idée qu’il existerait une zone hypersensible dans le vagin est internationale et vieille de plusieurs siècles. En Occident, cette zone fut baptisée «point G» en hommage au médecin allemand Ernst Gräfenberg. Ce gynécologue est connu pour l’invention dès 1930 d’un anneau contraceptif, ancêtre du stérilet que l’on connaît actuellement. En 1950, il décrit une «zone érotique, toujours présente sur la paroi antérieure du vagin, le long de l’urêtre» dans l’International Journal of Sexology.

Le point G connaîtra ensuite une popularité importante à partir des années 1980, quand trois Américains publient The G-Spot and Other Recent Discoveries about Human Sexuality (Ed. Holt Paperbacks). C’est ce livre qui, le premier, a popularisé auprès du grand public l’idée d’un «point G». Mais son existence ne repose alors sur aucun fait scientifique, hormis la vague description qu’en faisait Ernst Gräfenberg en 1950. Depuis, de très nombreuses d’études plus ou moins sérieuses ont été réalisées, dont certaines ont fait le lit de fausses croyances.

À la recherche du point G

L’enjeu est grand: stimuler cette zone procurerait un orgasme à coup sûr… Imaginez! La découverte de sa localisation précise pourrait révolutionner la sexualité. Mais en réalité, «les études suivantes qui ont eu tant de retentissement médiatique portent sur un nombre modeste de patientes et se basent sur un niveau de preuves notoirement insuffisant», expliquait Marie-Hélène Colson, médecin sexologue et directrice d’enseignement de sexologie à la faculté de médecine de Marseille, dans la revue Sexologies en 2010. En 1983 par exemple, une étude menée avec seulement 11 femmes a trouvé chez 4 d’entre elles «une zone similaire au point G» grâce à une palpation manuelle, une méthode «plus que sujette à caution», selon Marie-Hélène Colson.

En 2006, l’idée d’un point G est même sur le point d’être enterrée, quand une équipe d’uro-gynécologues américains réalisent plus de 100 biopsies de parois vaginales. «Nous n’avons pas trouvé d’innervation particulière dans la paroi antérieure du vagin», concluent-ils dans The Journal of Sexual Medicine . «Cependant, nous n’affirmons pas pour autant qu’il s’agisse de la preuve que le point G n’existe pas», nuancent-ils. Et d’ajouter: «Il est possible que nous n’ayons pas cherché au bon endroit».

Point G ou zone G?

Mais une autre hypothèse vient défendre l’existence de cette zone mythique: celle que le plaisir viendrait non pas du vagin, mais du clitoris collé à celui-ci, la pénétration stimulant le clitoris au travers du vagin. Le point G correspondrait en fait à cette zone de contact entre les deux organes.

«Ceci semble confirmé par des études plus récentes utilisant l’échographie», explique Marie-Hélène Colson. En 2009, la gynécologue Odile Buisson et l’urologue Pierre Foldes font passer des échographies de la vulve à 5 femmes. Ils observent alors que que la pénétration vaginale entraîne un mouvement du clitoris. «La racine du clitoris descend et rentre en contact avec la paroi vaginale antérieure», décrivent-ils dans The Journal of Sexual Medicine . «Nous suggérons que cela pourrait augmenter le contact entre le vagin et le clitoris, très innervé. C’est important car l’innervation pauvre du vagin est l’argument habituel de ceux qui nient l’existence du point G», poursuivent-ils. Une année plus tard, ils font passer une échographie à un couple pendant leurs relations sexuelles et confirment ce mouvement du clitoris: «la racine du clitoris est particulièrement étirée par le pénis et compressée contre la paroi vaginale antérieure», observent-ils.

Cela suffit-il à prouver l’existence du point G? Pour Marie-Hélène Colson, «le point G est une idée, un concept». En clair, le point G ne correspond pas à une réalité physique fixe et immuable. «Ce que l’on a pu appeler le point G n’est en fait pas un point, mais plutôt une zone de tissu conjonctif plus richement innervée et vascularisée, donc plus sensible, et située à l’entrée du vagin, sur sa paroi antérieure», explique la sexologue. Et nombreux sont les organes qui, à un moment ou un autre de la relation sexuelle, peuvent concourir à la venue de l’orgasme. En effet, toutes les structures qui participent au plaisir sexuel (le vagin, le clitoris, mais aussi l’anus, la vessie et la vulve) sont liées à la fois sur le plan neurologique et vasculaire. «L’orgasme en lui-même est identique quelle que soit la zone de stimulation initiale, et son intensité est liée au nombre de ses structures qui y contribuent (anus, vagin, clitoris, vessie, vulve), ainsi qu’à la résonance émotionnelle qui l’accompagne».

Le point G existe il vraiment ?

Oui, affirme un gynécologue américain, qui prétend avoir découvert ce tant recherché endroit de la jouissance féminine…En disséquant le cadavre d’une femme octogénaire !
Un gynécologue américain affirme détenir une preuve anatomique de l’existence du fameux point G, lieu de l’orgasme féminin au sujet duquel tant de recherches contradictoires ont été menées depuis les années 1950, lorsqu’il a pour la première fait été évoqué par le docteur Ernst Gräfenberg.
Depuis 60 ans, la thématique est au centre de nombreux débats, et les technologies de notre époque continuent de faire alterner les dires de ceux qui en affirment l’existence, et les autres qui l’infirment (en janvier 2010, et 2012), faute de « preuves fortes et consistantes »
Mais pour le professeur Adam Ostrzenski, de l’Institut de gynécologie de Saint Petersburg, en Floride, le point G est réel. Il détaille ses travaux dans le Journal of Sexual Medicine et explique avoir fait cette découverte lors de l’autopsie du cadavre d’une Polonaise âgée de 83 ans.
 
Le mystérieux point G mesurerait à peine 8 millimètres de long, 1,5 à 3,6 millimètres de large, et ne serait épais que de 0,4 millimètres, indique le chercheur. La petite structure anatomique se situerait sur la paroi antérieure du vagin, et plus précisément sur « la membrane périnéale, à 16,5 mm de la partie supérieure du méat urétral, faisant un angle de 35 degré avec le bord latéral de l’urètre ». Elle est décrite comme un tissu irrégulier, innervé et très érectile, et sa découverte ouvre pour Adam Ostrzenski la voie à « une meilleure compréhension et une amélioration de la fonction sexuelle des femmes ».
Cette étude mettra-t-elle fin à l’éternel débat sur l’existence du point G ? Rien n’est moins sûr.

Comment trouver le point G ?

Le point G est une zone légèrement dure et douce dans le vagin. Plus exactement, le point G se trouve à environ six centimètres de la vulve, situé dans la paroi supérieure c’est-à-dire du côté du ventre. Il a la forme d’une petite boule. Il est facilement reconnaissable pour sa dimension qui varie entre la taille d’un haricot et d’une pièce de monnaie. .

En outre, la taille du point G varie d’une femme à l’autre. Elle peut être petite ou plus grande, toutefois, sa taille naturelle n’influe en aucun cas sur les sensations qu’il octroie. Cette variation peut également résulter de sa stimulation qui a pour effet d’augmenter le volume de sa taille. En fait, il peut doubler de volume lors de l’orgasme. Le point G réagit en effet en se gonflant lorsqu’il est stimulé soit avec le pénis soit avec un doigt. Il provoque également une certaine sensation similaire à une envie d’uriner. Le point G est entouré d’un secteur rempli de sang qui le rend hyper sensible.

Comment stimuler le point G ?

Le point G peut être stimulé soit par le pénis lors du rapport sexuel soit par caresse à l’aide d’un doigt. Il est également possible de le faire avec des jouets dont le vibrateur ou vibro auxquels on applique du lubrifiant.

Quoi qu’il en soit, le point G est une zone sensible à la pression. Pour le stimuler avec les mains et le pénis, il faut effectuer des va-et-vient dans le vagin tout en maintenant la pression, sur la paroi supérieure de celle-ci. Pour stimuler le point G avec un joujou, il faut bien lubrifier l’objet et l’insérer tout en s’assurant que son extrémité est dirigée vers le haut. Pour la stimulation par objet comme pour la naturelle, les mouvements à effectuer seront de préférence lents. Il faut également varier ces mouvements avec des pressions fermes contre le point G. Les mouvements circulaires sont également à expérimenter

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