L’orgasme féminin

Qu’est-ce que l’orgasme chez la femme ?

L’orgasme est une réponse physiologique qui apparaît lors de la phase maximale de l’excitation sexuelle, que l’on associe à la jouissance et donc au plaisir suprême. Chez la femme, il se traduit physiquement par des contractions musculaires au niveau du vagin et par une rétractation du clitoris, ainsi que par une augmentation du rythme cardiaque. Néanmoins, toutes les femmes ne ressentent pas la même chose lorsqu’elles atteignent la jouissance. En effet, l’orgasme est le résultat de la combinaison de plusieurs facteurs physiques et psychologiques. On peut donc expérimenter différentes sortes de jouissance, avec plus ou moins d’intensité, ceux-ci variant selon les personnes et les contextes. Une fois l’orgasme atteint, des hormones sont libérées dans le corps, qui procurent une sensation de bien-être, d’apaisement et de détente. Enfin, l’orgasme peut être atteint seule (on parle alors de masturbation), ou lors d’un rapport sexuel, qu’il y ait pénétration ou non.

Comment atteindre la jouissance féminine ?

La première règle pour atteindre la jouissance est de réussir à lâcher prise et à faire le vide des émotions négatives dans sa tête. En effet, pour se concentrer sur son plaisir, il ne faut pas avoir l’esprit pris par des contrariétés, du stress ou de l’anxiété. Et l’orgasme a aussi un effet là-dessus : lorsqu’il est atteint, le cerveau libère des hormones aux effets relaxants et anti-déprésseurs. Ainsi, au plus vous avez des orgasmes régulièrement, au mieux vous réussirez à l’atteindre la fois suivante. De même, il est important de stimuler régulièrement son plaisir et d’être à l’écoute de sa libido. Vous avez des envies particulières en termes de sexe (fantasmes, découverte de pratiques, masturbation) ? Alors écoutez votre désir et tâchez de le satisfaire. Ceci vous permettra de mieux appréhender votre plaisir et d’atteindre plus facilement l’orgasme, que ce soit seule ou en couple.

L’ ORGASME FÉMININ

En dehors du plaisir physique qu’il procure, l’orgasme donne bonne mine, joli teint et bonne humeur. Mieux que toutes les meilleures crèmes réunies. Il est même recommandé pour soigner coups de blues et déprimes passagères. Alors, plutôt que de rester seuls dans votre coin à ruminer votre solitude, si vous alliez au devant de l’Amour ?

De nos jours, l’homme court toujours après le temps, après le travail pour gagner beaucoup d’argent. Notre société de consommation fait perdre de vue l’existence des choses simples de la vie, celles qui nous apportent le plus de plaisir, de bien être, qui ne coûtent rien ou pas grand chose et qui nous permettent d’exister réellement, d’être à l’écoute de nous mêmes, bref, qui nous apportent le vrai bonheur : l’amour d’un partenaire.

De cet amour découlent des moments d’intensité profondes lors des relations sexuelles.

La sexualité est un des facteurs les plus importants pour l’épanouissement personnel. Elle permet un développement harmonieux de l’individu. Il est préférable que la vie sexuelle soit complètement épanouie et heureuse. Elle rejaillit sur la famille et sur la société. N’est elle pas, pour chacun de nous, une source de bonheur et de joie au travers des sentiments, de la volupté, du plaisir et de l’érotisme ? L’aboutissement de ces plaisirs a un nom : l’orgasme.

QU’EST CE QUE L’ORGASME ?

L’orgasme est le point culminant de l’acte sexuel. C’est une phase qui dure entre trois et cinq secondes et se compose d’une multitude de spasmes (contractions des muscles) incontrôlés par l’intellect, au cours desquels l’homme, comme la femme, se laissent aller à un maximum de plaisir. C’est une tension qui s’accumule et éclate soudain dans un « feu d’artifice » qui laisse le corps inerte dans une des plus agréables sensations. Une poussée d’énergie explosive se produit alors.

La science a établi que, pendant l’orgasme, le tracé des ondes cérébrales se modifie radicalement, mettant littéralement la personne dans un « état altéré de conscience ». Des changements physiologiques et électriques profonds surviennent dans tout le système pendant l’orgasme et une poussée d’énergie est produite. L’acte sexuel est donc thérapeutique. C’est l’un des actes les plus intenses que l’être humain peut produire.

Chez l’homme, l’orgasme se divise en deux temps très distincts : le sperme monte des testicules jusqu’à l’urètre, qui s’élargit, provoquant un plaisir intense. Très vite suivent de nouvelles contractions de l’urètre encore plus violentes et plus nombreuses, créant l’éjaculation. Les sensations provoquées par cet orgasme dépassent largement la zone génitale. Elles s’accompagnent d’une accélération du pouls, et de la fréquence respiratoire. Ces sensations de plaisir sont dues aux hormones qui envahissent les zones sexuelles du cerveau sous l’effet d’une stimulation du mental et du « frottement » des deux sexes.

Chez la femme, ce sont les muscles perivaginaux qui se contractent. Le plaisir qui en résulte est la conséquence d’ondes involontaires qui irradient le vagin, l’utérus ainsi que la région anale. On a longtemps cru que la femme connaissait deux types d’orgasmes : l’un provoqué par la stimulation du clitoris et l’autre par celle du vagin, mais les Docteurs William Masters et Virginia Johnson, célèbres sexologues américains, ont conclu que, si l’orgasme pouvait varier en durée et en intensité d’une femme à l’autre, le vagin et le clitoris réagissaient à la même stimulation sexuelles selon des types constants. En conclusion, les orgasmes « clitoridiens » et « vaginaux » ne sont pas des entités physiologiques distinctes, même si les femmes les ressentent différemment. Elles ont l’impression d’éprouver des sensations en surface pour l’orgasme clitoridien et plus profondes pour l’orgasme vaginal. L’orgasme vaginal n’est pas systématique chez toutes les femmes, et la stimulation du clitoris y contribue dans la plupart des cas.

On dit que l’homme est « mono-orgasmique »(il connaît une période « d’inertie » ne permettant pas un nouveau rapport immédiat), et que le femme peut être « multi-orgasmique » (elle connaît un ou plusieurs autres orgasmes suivant le premier). Cependant, en lisant le livre « multi-orgasmique », vous pourrez mieux comprendre les différentes phases qui peuvent mener un homme à devenir « multi-orgasmique ». Il doit juste posséder une compréhension élémentaire de la sexualité masculine et certaines techniques simples, et savoir que l’orgasme et l’éjaculation sont deux choses différentes.

Ce que l’on appelle l’« orgasme conjoint » n’est ni une obligation ni une réalité dans bien des couples, et son absence n’altère en rien la qualité du plaisir. Peu importe si vous terminez ensemble ou séparément. Le » premier arrivé » continuera simplement à s’occuper de l’autre, qui souvent suit à quelques secondes ou quelques minutes.

D’ailleurs, dans son livre « les secrets de l’entente sexuelle », Yves Margueritte dénonce ce qu’il appelle le « mythe de l’orgasme simultané ». Il est exact qu’il existe chez la majorité des couples, mais il faut que les autres (notamment les jeunes couples ou les couples dont l’un des deux est fatigué) sachent que cette simultanéité n’est pas « un but en soi ».

Au cinéma, à la télévision et même dans la pornographie, l’orgasme vaginal est la norme. On oublie souvent le clitoris, seul organe dont l’unique rôle est d’apporter du plaisir.

Le seul orgasme valable est l’orgasme vaginal, a martelé le psychanalyste Sigmund Freud pendant de longues années. Mais existe-t-il seulement? «Je fais partie des sexologues qui pensent que non, mais nous sommes minoritaires», commente Jean-Claude Piquard, sexologue et auteur de La Fabuleuse histoire du clitoris (Ed. Blanche). C’est un grand débat au sein de la communauté des sexologues: l’orgasme vaginal est-il donné par le vagin, ou par le clitoris? Contrairement au vagin, le clitoris est parcouru par des nerfs qui lui confèrent une forte sensibilité. Pour certains sexologues, ce sont ses bulbes entourant l’entrée du vagin qui provoqueraient les orgasmes dits «vaginaux». Mais selon Jean-Claude Piquard, l’orgasme clitoridien n’est pas la seule source de plaisir sexuel chez les femmes. Il existerait également un plaisir vaginal qu’il qualifie de «jouissance».

Clitoridienne ou vaginale?

Alors, clitoridienne ou vaginale? Cette question, qui semble tout droit sortie d’un magazine féminin, est aujourd’hui dépassée. «Freud a inventé de toutes pièces le terme d’orgasme vaginal. Ces deux mots n’avaient jamais été mis ensemble par aucun médecin», explique Jean-Claude Piquard. Cette théorie élaborée par le père de la psychanalyse est venue renforcer l’idée que la sexualité n’est qu’un moyen de reproduction, où la pénétration est le seul acte qui permet la procréation. En témoigne l’étymologie du mot «vagin», qui vient du latin vagina, soit «fourreau», étui de protection destiné à accueillir l’épée.

L’un n’est pas plus « adulte », supérieur à l’autre, bien que la lecture de certains essais de psychanalyse laisse croire le contraire. S’ils sont bien distincts, c’est qu’ils renvoient à des situations fantasmatiques différentes. L’orgasme clitoridien renvoie à une vision de soi phallique, active – symboliquement, le clitoris est un équivalent pénien. Il rappelle la bisexualité psychique innée de l’être humain repérée par Freud chez les enfants des deux sexes. Il peut d’ailleurs se produire dès la petite enfance, alors que la fillette, sauf en cas d’abus sexuel, ignore l’existence de son vagin. Il est « rapide, libérateur et s’inscrit dans un registre pulsionnel ».

L’orgasme vaginal, nous dit le père de la psychanalyse, exige le consentement au don de soi et la découverte de cette « passivité active » caractéristique de la sexualité féminine. Il a pu écrire, maladroitement, en 1922, qu’il signe la maturité sexuelle de la femme. Grâce à la libération progressive de la parole féminine sur la sexualité, les sexologues modernes constatent que presque toutes les femmes parviennent à obtenir un orgasme clitoridien, ne serait-ce qu’en se masturbant. En revanche, un tiers seulement accéderait à l’orgasme vaginal.

Il n’existe pas à proprement parler deux orgasmes distincts, à savoir un atteint grâce à la stimulation du clitoris et un vaginal. En effet, le clitoris est un organe dont la partie visible, savoir le gland situé en amont des lèvres, est minime. En réalité, ses racines intérieures, longues de 10 centimètres, entourent le vagin et l’urètre. Ainsi, en stimulant le vagin ou le point G, on stimule également le clitoris ! L’orgasme est donc beaucoup plus complexe que ce qu’on ne le croit, et la stimulation du vagin et/ou du clitoris peuvent tout aussi bien aider à atteindre la jouissance. A noter qu’il est également possible d’atteindre l’orgasme en stimulant d’autres parties du corps que le clitoris, le vagin ou l’anus. En effet, chez certaines personnes, la stimulation de zones érogènes telles que les seins, le cou ou encore les fesses peut mener à l’orgasme.

MANQUER LE BIG BANG OU L’ANORGASMIE

Certaines femmes ne savent même pas ce qu’est l’orgasme. En effet, à peu près 10% des femmes sont frigides. Elles ne ressentent ni l’excitation, donc encore moins le plaisir dans l’acte sexuel. Certaines autres n’y arrivent pas à chaque fois. L’anorgasmie féminine peut aussi être la conséquence d’évènements traumatisants antérieurs (viol, déceptions, attouchements dans l’enfance etc ;..)les pensées sont alors parasitées par ces souvenirs qui empêchent l’abandon et la recherche du plaisir. Mais l’anorgasmie n’est pas forcément synonyme d’absence de désir. On conseille alors à la femme d’apprendre à se masturber pour connaître son corps : en caressant doucement son clitoris et les parties les plus sensibles de son corps, elle apprendra à trouver le chemin du plaisir.

Chez l’homme, ce sont plus souvent des problèmes psychologiques qui peuvent expliquer l’absence d’orgasme lors de l’éjaculation. Une prise en charge psychologique peut devenir un grand secours.

Certains usent et abusent « d’aphrodisiaques . Si ces produits peuvent aider, beaucoup ne sont pas aussi efficaces que le laissent entendre les publicités…. Mais ne perdons pas de vue que, pour l’Amour, le meilleur aphrodisiaque, c’est l’Amour !!!!

Désormais, la sexualité est passée d’une fonction reproductive à une source de plaisir. «On sait que la pénétration est facultative», déclare le sexologue Damien Mascret, auteur de La Revanche du clitoris (Ed. La Musardine) et journaliste au Figaro. Et malgré la persévérance de l’idée freudienne dans certains milieux, le clitoris est aujourd’hui rétabli comme source primaire de plaisir, devant le vagin. Déjà en 1953, le scientifique Alfred Kinsey montrait que 45 % des femmes parviennent à l’orgasme en se masturbant en 3 minutes ou moins. En 1976, Shere Hite, sexologue germano-américaine, a trouvé, elle, que «95 % des femmes atteignent toujours l’orgasme par masturbation». Une vraie machine à orgasme, le clitoris!

Le règne de la pénétration

Même si le clitoris semble jouer un rôle central dans le plaisir sexuel féminin, il n’en reste pas moins qu’environ 20 % des femmes déclarent parvenir à l’orgasme par la pénétration vaginale seule, selon l’étude de Debby Herbenick, chercheuse américaine en sexualité humaine. «C’est une évidence et les témoignages l’attestent», confirme Damien Mascret. «Il y a des femmes qui n’arrivent à avoir un orgasme que par stimulation vaginale».

Selon une enquête Ifop réalisée en 2015 sur les Françaises et l’orgasme, c’est d’ailleurs dans notre pays que la pénétration vaginale seule (sans autres stimulations) est la plus fréquente: 82% des Françaises la pratiquent «souvent», bien plus qu’au Royaume-Uni (62%), ou au Canada (64%). Mais ce sont aussi les Françaises, juste derrière les Allemandes, qui jouissent le moins facilement de la sorte! Seules 26% d’entre elles ont déclaré avoir un orgasme «très facilement» grâce à une pénétration vaginale au sens strict.

 

Jouissons sans entrave!

Une vie sexuelle épanouie passe par la compréhension de l’autre. Mais «même avec la meilleure volonté du monde, même s’il est soucieux du plaisir de son ou sa partenaire, un homme hérite de clichés dont il est difficile de se débarrasser», regrette Sylvie Chaperon, historienne de la sexologie et du féminisme. Et les femmes elles-mêmes partagent très souvent l’idée que c’est aux hommes de leur donner du plaisir. «C’est une idée qu’il faut combattre, poursuit l’historienne. Il faut que les femmes sachent se donner du plaisir en se masturbant, avec ou sans hommes, mais aussi en se caressant pendant l’acte sexuel et ce n’est que parce qu’elles parviennent à le faire qu’elles apprendront à l’homme à le faire», conclut-elle.

Quelles sont les positions pour atteindre l’orgasme ?

Lors d’un rapport sexuel, certaines positions sont à privilégier pour atteindre l’orgasme. Il n’existe cependant pas de mode d’emploi universel qui permettent à toutes les femmes d’atteindre la jouissance. C’est à vous de déterminer les positions qui vous correspondent le mieux, selon ce que vous préférez lors des rapports sexuels : être au-dessus et contrôler le va-et-vient, auquel cas l’amazone ou le lotus peuvent être recommandées, ou au contraire vous laisser guider par les mouvements de votre partenaire, alors la position du missionnaire ou de la levrette sont à privilégier. De même, une position comme celle de la cuillère permet de stimuler le vagin et le clitoris par l’arrière, et peuvent apporter des sensations différentes. Si vous êtes plus réceptives à la stimulation anale, la sodomie ou l’anulingus peuvent alors vous aider à atteindre l’orgasme.

Atteindre la jouissance grâce à la masturbation

La masturbation est également un excellent moyen pour atteindre la jouissance féminine. Outre le fait de mieux connaître son corps et de découvrir ses désirs, elle permet de se faire plaisir de manière autonome, où l’on veut et quand on veut. De plus, lors de la masturbation, c’est vous qui êtes maître des mouvements. Ainsi, cette technique vous permet d’aller à votre rythme, et de pouvoir varier l’intensité ou la nature des caresses. Il existe différents moyen de se masturber : grâce à des sextoys (oeufs vibrants, vibromasseurs, etc.), avec ses mains, ou encore sous la douche, à l’aide du jet d’eau. La stimulation peut se faire au niveau du clitoris, en massant la zone autour puis en se concentrant sur le « capuchon » du clitoris. Elle peut aussi être vaginale ou anale, grâce à la pénétration de vos doigts ou d’un objet. Enfin, pour faire monter votre excitation sexuelle, vous pouvez avoir recours à un support masturbatoire, comme un film ou des images érotiques.

Des fantasmes

Faire l’amour à plusieurs, dans une église, sur une plage ensoleillée… Pour parvenir à l’acmé du plaisir, nous avons tous besoin de ces petits films intérieurs excitants qui alimentent le désir. Les scénarios les plus fréquents et, selon les psychanalystes freudiens, les plus efficaces mettent en scène des situations de domination ou d’humiliation. Pour l’homme, être manipulé par une femme experte (ou, à l’inverse, dominer une pure jeune fille). Pour la femme, être prise de force.

Nos fantasmes les plus intimes ne donnent jamais une bonne image de nous. Ils constituent notre côté pervers, selon les freudiens. Pourtant, contrairement aux vrais pervers qui ont besoin de les mettre en acte pour jouir, les gens dits « normaux » se satisfont presque toujours de leurs rêveries érotiques, solitaires ou partagées avec le partenaire. « Rien ne risque autant de s’effondrer qu’un désir réalisé. Le réel banalise le désir. Il le vide de sa magie », écrit Claude Crépault. Vivre dans le présent, le concret, est peut-être une clé pour mieux vivre le quotidien, mais ce n’est pas la voie royale vers l’orgasme.

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